IMAGINONS UNE JUSTICE FÉMINISTE

A quoi ressemblerait une justice féministe ? Ici, on parle lutte contre les violences, pertinence du système pénal…À vos idées ! Et n’oubliez pas : vous êtes légitimes !

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Fernandez

Pas de prescription pour le viol

Mona Aviat

Rendre obligatoire l’accès à un.e auditeurice du même sexe dans des cas de violences sexuelles et de récits de parcours migratoires dans le cadre de la demande d’asile.

Le constat: certaines femmes venant de cultures stigmatisant et culpabilisant les femmes victimes de viol sont entendues par des hommes pour défendre leur dossier d’accès au statut de réfugiés

Kaya

Hum. Il y a des cultures qui ne culpabilisent pas les femmes victimes de viol ? Parce que chez nous on les culpabilise bien.

Mona

Yes, tout à fait d’accord, c’était dit de manière maladroite, mais du coup je trouve ça dingue qu’on demande à des femmes de parler de violences sexuelles qu’elles ont subies devant des hommes au tribunal

Julie Almd

Revoir la formation des forces de l ordre et des professions judiciaires ainsi que les procédures afin de prendre en compte de manière adéquat les violences et actes subis.
Interdire les requalifications (de viol en agression sexuelle par exemple)
Rendre effectives les peines planchers. Une sorte d électrochoc est nécessaire pour une prise en compte que l impunité est finie.

juliette cmr

ces applications devraient également être maintenues

Anna Tenroc

Revoir de fond en comble le processus de prise en charge d’une plainte pour viol.

Trouver une solution au problème « d’une parole contre une autre ».

RYGIELSKI

Formation obligatoire (initiale et continue) des magistrats et des forces de l’ordre aux violences

Kaya

Instaurer des juridictions spécialisées, comme en Espagne.

Tatiana

Repenser le système pénal en profondeur. Le taux de récidivisme, les conditions de vie déplorables en prison, la surreprésentation des personnes issues de milieux sociaux défavorisés chez les condamné.e.s, le manque de satisfaction des victimes, tout cela doit nous amener à penser des nouvelles formes de justice. Des exemples intéressants existent en Norvège et au Québec par exemple, aussi chez les peuples natifs des Amériques.

Julie

Les formations à destination de la police doivent aborder le sujet de l’accompagnement des femmes violentées par un collègue.

Julie

Un vrai audit indépendant sur l’accueil des victimes de violences par la police. Celui mené par l’IGPN, qui conclut que 90% des victimes sont favorable de l’accueil est en décalage total avec l’enquête de la Fédération Solidarité femme. Cette dernière affirme que 76% des femmes n’ont pas pu aller au bout de leur démarche de porter plainte.

Il faudrait de toute façon supprimer l’IGPN qui serait remplacée par une autorité de contrôle indépendante de la police et qui a également tendance à minimiser les violences raciales. On ne peut pas être juge et parti.

Julie

Si une personne contre qui il y a suspicion de violences possède une arme, celle-ci doit lui être confisquée immédiatement. C’est valable pour les personnes exerçant un métier de sécurité. On a vu des féminicides commis avec des armes de service.

Marion B

Dans une société féministe, il faudrait revoir le système de justice dans son ensemble.

Il faut travailler sur une justice restaurative et non plus punitive.
Nous constatons chaque jour que notre justice n’est pas efficace, la prison et l’enfermement n’est pas une solution. La récidive est trop importante.

Je pense aux agresseurs sexuels, aux incesteurs mais celà s’applique aussi pour le reste.

La société se doit de prendre en charge les victimes mais aussi les coupables. c’est notre responsabilité collective.

No

Abolition du système pénal !

Marjo

Généraliser les centres pour « rééduquer » les hommes coupables de violences. Le taux de récidive n’est pas nul (13%) mais c’est mieux que la moyenne nationale (40%).
Cela permet d’enlever la personne violente du foyer, plutôt que d’imposer à la victime de s’enfuir.
Si on veut que les violences sexistes soient condamnées, il faut penser à comment.
Vu le nombre d’agressions impunies, je pense qu’on peut commencer à construire ces centres en masse !

Marjo

Repenser la législation autour du travail du sexe. Elle doit permettre de protéger au maximum les femmes et les minorités de genres, et supprimer toutes les formes de travail forcé. Protéger réellement les travailleuxes du sexe en condamnant leurs agresseurs massivement. (Peut-être à l’aide d’un service d’ordre de protection ?)

Madeleine Vermot-Gauchy

Il est inadmissible qu’en cas de violence conjuguale ce soit la victime, et les éventuels enfants, qui doivent partir.
C’est la personne violente qui doit être mise à l’écart dès le premier signalement de la victime ou d’une tierce personne.
Avec un bracelet de géo-localisation, dans une structure où cette personne violente a l’obligation de se rendre après son travail, avec une surveillance stricte de son emploi du temps et des sanctions sévères en cas de manquement.
Quitter son logement équivaut pour les personnes victimes à une double peine, et certaines ne peuvent pas l’envisager, faute de moyen ou autre. On voit bien que les mesures actuelles ne sont pas efficace pour stopper les féminicides.

Michèle

Respecter la séparation des pouvoirs : ne plus laisser le pouvoir exécutif (gouvernement) donner un avis sur la nomination des procureurs (pouvoir judiciaire).

Le gouvernement a loisir de pousser la nomination de personnes « arrangeantes/dociles » sur ces postes. On se retrouve avec des procureurs qui ne sont pas neutres dans l’exercice de leurs fonctions. Cela n’est pas normal. (Pour rappel les procureurs suggèrent les peines à appliquer dans les dossiers instruits et donnent donc souvent un ordre de grandeur qui n’est pas remis en question par la suite).

Guerrière. parmi les autres
  • Suivi des plaintes dématérialisés sur une plateforme en ligne, on pourrait avoir accès à qui est en charge de la plainte, où est ce qu’elle en est, si elle est classée.
  • Communication entre les différentes juridictions, le civil et le pénal doivent correspondre sur les affaires en matière de violences conjugales, inceste, maltraitance et garde des enfants. Un jaf et un jde doivent prendre des décisions en commun et aller dans le même sens. Toute plainte au pénal doit être connu du civil dans le cadre des audiences et les rapports d’expertises transmises automatiquement entre les deux juridictions.
  • Des audiences spécifiques au civil dans le cadre de violences et avec plus de temps. Et pas au milieu des audiences habituelles où le juge n’a pas le temps de se saisir de votre affaire.
  • Des juges ET des experts formés aux violences sexistes et sexuelles pour les audiences spécifiques.
  • Suppression totale du SAP, en théorie, ça l’est déjà, mais ce n’est pas appliqué.
  • Contrôle des experts, du bienfondé de leur expertise, de la mise en place des entretiens de chaque partie, de leur tarif.
juliette cmr

stop au recours au syndrome d’aliénation parentale contre la mère lors des jugements de divorce, lorsque le (l’ex-)conjoint est violent et réclame la garde des enfants.

stop aux condamnations pour non-présentation d’enfants aux (ex-)conjoints violents

juliette cmr

mise en place du protocole Calliope (permet de libérer la parole des mineurs victimes ou témoins de violences en prévision de leur audition)